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OUISTREHAM 1944
Icone Casino LE CASINO
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Vers 8h30, les Troops se retrouvent à environ 100m du point fortifié du casino.

Les Allemands ont rasé en 1942 le superbe casino à l'architecture néo-normande. Il n'en subsiste que les soubassements fortifiés en bunker. Coincés au pied du mur antichar, et sous le feu croisé du Belvédère et du casino, des commandos de la Troop 1 se mettent à l'abri dans une villa, appelée "la Rafale". L'immeuble qui abrite le musée N°4 Commando occupe aujourd'hui une partie de cette propriété. En quelques minutes, en tentant de franchir le mur en chicane, trois commandos sont tués.

Les hommes tentent par deux fois, sans succès, à l'aide d'un Piat, arme anti-char, de réduire au silence le feu nourri provenant du casino. Le Commandant Kieffer, averti par radio du débarquement de six chars Centaure (D.D ou Duplex Drive, chars canadiens), décide d'aller en chercher un, et le ramène. Il est blessé une seconde fois à l'avant-bras. Deux obus tirés sur la coupole du casino réduisent ses armes au silence. Voyant son chef blessé, l'adjoint du Commandant Kieffer, Alexandre Lofi, prend le commandement du 1er Bataillon de Fusiliers Marins. L'esplanade porte aujourd'hui son nom. Après avoir neutralisé les tirs du belvédère et couverts par le char, les commandos partent à l'assaut du bunker, nettoient l'endroit, et font prisonniers les Allemands qui l'occupent. La mission des commandos français à Ouistreham est accomplie en 3 heures dont 30 minutes pour la prise du casino.

L'opération prend fin à 11H20. En moins de 4 heures, 10 commandos français ont été tués. 33 hommes, blessés, seront évacués dans la journée.

Avenue du 6 juin, près de la plage, on ne peut manquer de reconnaître un vestige impressionnant du Mur de l'Atlantique : le Grand Bunker poste d'observation et de direction de tir de la Kriegsmarine allemande. Il est à présent classé monument historique. Le jour du 6 juin le grand bunker ne fut pas investi par les commandos anglais chargés de ce secteur, car l'impressionnant édifice ne leur avait pas été signalé par les agents de renseignements. Ce n'est que dans la nuit du 9 au 10 juin que le Lieutenant britannique Bob Orrel, accompagné de trois hommes, assura la prise du grand Bunker. Cet épisode clôtura la libération de Ouistreham.


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